Meurtre de Malcolm X : sa famille demande la réouverture de l’enquête
Les filles de l’activiste afro-américain Malcolm X ont demandé, samedi 20 février, la réouverture de l’enquête sur son meurtre. Elles s’appuient sur un nouveau témoignage mettant en cause la police.
Le document a été rédigé par un ancien policier new-yorkais, aujourd’hui décédé, qui accuse la police de New York et le FBI de complicité dans le meurtre. Ce policier, qui était noir et opérait sous couverture, affirmerait s’être rapproché, à la demande de sa hiérarchie, de l’entourage de Malcolm X et avoir piégé deux de ses gardes du corps, arrêtés quelques jours seulement avant l’assassinat.
Le 21 février 1965, Malcolm X, ou El-Hajj Malik El-Shabazz de son vrai nom, était donc privé de ses deux gardes du corps lors d’une allocution dans une salle de spectacle de Manhattan, avant de tomber sous les balles de trois tireurs.
La police de New York a, quant à elle, indiqué avoir communiqué aux services du procureur « toutes les archives liées à cette affaire ». Le NYPD « reste prêt à contribuer à cet examen de quelque manière que ce soit », a-t-elle ajouté.