Durban accueille la plus importante diaspora indienne au monde

Durban est la troisième ville la plus peuplée d’Afrique du Sud – après Johannesburg et Le Cap – et la plus grande ville de la province sud-africaine du KwaZulu-Nata. Situé sur la côte est de l’Afrique du Sud, Durban est le port le plus fréquenté du pays. C’est également le deuxième centre de fabrication le plus important d’Afrique du Sud après Johannesburg. En mai 2015, Durban a été officiellement reconnue comme l’une des villes New7Wonders.  Durban est l’un des principaux centres touristiques en raison du climat subtropical chaud de la ville et de ses plages étendues. Durban accueille la plus importante diaspora indienne au monde avec un quart de ses habitants d’origine gujarati, tamoule ou marathi. L’influence indienne est partout dans la ville, pourtant fief de l’identité zouloue. Noms de rues, temples, mosquées, magasins, musées, nourriture. Lorsque l’heure du déjeuner sonne, les résidents se bousculent pour avoir leur bunny chow, un sandwich indien typique… inventé à Durban. « Ça n’existe pas en Inde, assure Dipul qui dirige le restaurant Surat Vegetarian Delights. Le bunny chow est très pratique et pas cher, 1 euro pour du curry dans un demi-pain de mie à moitié évidé. » Une réponse aux besoins des travailleurs indiens des champs de canne à sucre et des mines qui avaient trouvé là le moyen d’apporter leur curry sur le lieu de travail. Aujourd’hui la tradition perdure et réunit Noirs et Indiens dans les restaurants Patel ou Little Gujarat. Des Sud-Africaines, d’origine indienne ou non, défilent en sari tous les ans durant une après-midi dans les rues de Durban pour célébrer la culture indienne, c’est le Durban Sari Stroll. RAJESH JANTILAL / AFP aussi habillés à la manière du Mahatma Gandhi, commémorent la Marche du sel : 386 km à pied parcourus du 12 mars au 6 avril 1930 par le chantre de la non-violence indien et ses adeptes pour exiger l’indépendance de son pays à la Couronne britannique. Alors doit-on les appeler Indiens, Indiens sud-africains ou Sud-africains tout simplement ? La crise d’identité est réelle pour certains.

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